Échec scolaire : Pourquoi le système éducatif a-t-il supprimé la pédagogie de son programme ?

L' échec scolaire n'est pas une fatalité

Ferdinand C., enseignant, démontre dans un article publié dans « Rue89 » que la pédagogie à l’heure actuelle est négligée par le système éducatif :

Pourquoi le système éducatif a t’il supprimé la pédagogie de son programme ?

« La réforme de 2009 avait pour ambition de donner toutes les aptitudes professionnelles aux enseignants tout en rehaussant le niveau d’études requis.

… Exit la pédagogie, place à la formation purement disciplinaire : autrement dit, si vous êtes en mathématiques, vous ne travaillerez que sur les mathématiques et non plus sur le métier d’enseignant.

…Or cela ne peut se faire sans PÉDAGOGIE. Un terme qui a été presque oublié ces dernières années dans la formation enseignante. C’est cette pédagogie qui nous permet d’apprendre comment faire participer l’élève à un cours, comment « parler » à l’élève, le faire avancer dans ses apprentissages… La base du métier, en somme. Celle que les dernières promotions d’enseignants n’ont que bien peu assimilée quand ils sont nommés… »

« L’échec scolaire en France »

En France, le niveau global des étudiants est médiocre, il ne faut pas sortir d’une grande école pour s’en rendre compte.

Beaucoup arrivent au collège SANS savoir lire ni écrire.

De plus, le redoublement est presque banni des établissements scolaires. Des parents crient au scandale quand après les conseils de classe le redoublement est proposé. Il s’est avéré après plusieurs « études » que celui-ci n’est « pas ou peu efficace ». Mais alors comment remédier aux problèmes d’apprentissage qui s’amoncellent ? Revoir le système éducatif ? Impensable. Virer les enseignants ? Improbable !

Rapport de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Selon l’OCDE dans son rapport « Regards sur l’Éducation 2012 » le taux de scolarisation des 15-19 ans est en baisse sur les 15 dernières années, ce qui en devient préoccupant.

La déscolarisation provoque des difficultés d’insertion professionnelle chez les jeunes voulant se lancer dans la vie active. Sans diplôme, il est compliqué voire impossible de trouver un travail.

 

« La plupart des jeunes déscolarisés disent qu’il leur a manqué à l’école quelqu’un qui les motive et leur donne confiance. »

Les sorties précoces sont plus fréquentes
au sud de l’Europe qu’au nord.

En effet les sorties précoces sont courantes dans les États membres du sud, Malte et l’Espagne (plus de 25%), le Portugal, l’Italie (18%). La moyenne de l’Union est de 13,5% et le taux de la France et de la Belgique de 12%.

L’étude révèle également une faible motivation pour l’école, un découragement lié aux mauvais résultats et un manque de confiance en soi chez les élèves.

Plusieurs méthodes et aucune progression

De nouvelles méthodes d’apprentissage voient le jour. Et certains sites proposent une « éducation gratuite à tous » mais inadaptée aux enfants ayant des problèmes particuliers tels que le manque de concentration, des difficultés de mémorisation, la dyslexie, la dysorthographie, l’hyperactivité… Ce genre de cours s’ajoute en plus d’un apprentissage fait par des professionnels de l’enseignement. D’autre part il s’agit de méthodes brouillonnes et pas forcément simples à assimiler par les enfants.

Avec le temps, il n’est pas difficile de se rendre compte que l’école, la pédagogie et l’apprentissage font fuir les élèves. Les méthodes proposées et imposées aux enseignants ne correspondent en rien aux besoins des élèves : rythmes trop élevés, changements fréquents de méthode pédagogique, programmes surchargés, professeurs non formés en pédagogie etc.… Tout cela mis bout à bout amène bon nombre d’étudiants à se désintéresser de l’école et par conséquent les conduit à l’échec scolaire.

Méthodes « miracles » inefficaces…

Vous avez tenté plusieurs méthodes afin de permettre à votre enfant de sortir du lot et d’obtenir de bons résultats. Les « méthodes-miracles » pullulent sur Internet. Mais en réalité combien d’entre elles sont efficaces ?

Laquelle, d’après vous, parmi : l’autohypnose, apprendre en dormant, le Brain Training, les techniques mnémotechniques, permettra à votre enfant d’apprendre avec plaisir, de retenir les cours sans avoir été au préalable bombardé d’informations ?

La réponse est simple : Aucune.

…Qui découlent des Neuromythes

Toutes ces méthodes ne sont en réalité que des « neuromythes » c’est-à-dire une contre-vérité sur le fonctionnement du cerveau.

Eric Tardif et Pierre-André Daudin « Neurosciences, Neuromythes et Science de l’éducation. » affirment :

« Les neuromythes sont révélateurs d’un manque au niveau des formations « initiale et continue » des enseignants qui n’ont pas toujours eu l’occasion d’acquérir les connaissances suffisantes. »

Malgré ce que certaines personnes pensent il est très difficile de retenir l’attention d’un enfant. Les cours durent environ une heure, combien de temps, à votre avis, votre enfant parvient-il à rester pleinement concentré ? Si nous faisions un test près de 60% des élèves feraient durant le cours une activité telle que : du dessin, bavarder avec un camarade ou tout simplement observer la pendule placée au-dessus du tableau.

 

Cela reflète un véritable manque d’intérêt pour la pédagogie et l’apprentissage en eux-mêmes !

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